1958. Après le Congo Belge et le Caire, Donnington s’est installé sur un voilier au large de Mykonos, toujours à la recherche d’inspiration pour son futur roman. Suite à une tempête, le romancier accueille à son bord une jeune femme dont la vedette est tombée en panne. Trouvant refuge sur une île semblant abandonnée, l’anglais et la navigatrice qu’il a recueillie vont aller de surprise en surprise et de cadavres en cadavres.
Une escale dans les cyclades qui va tourner au huis clos sanglant. Le scénario est relativement complexe et souffre d’un manque de lisibilité. Disons qu’il aurait pu gagner en simplicité sans que cela nuise au plaisir de lecture, bien au contraire. L’histoire de vengeance et de femme fatale (littéralement) n’a rien d’originale mais elle n’est pas déplaisante. Encore une fois, l’intérêt de l’histoire est graphique. Delitte, futur peintre officiel de la marine belge, montre pour la première fois l’étendue de son talent dans la représentation de la mer déchaînée et des bateaux ballotés par les flots. Son travail sur la lumière est toujours aussi remarquable, comme l’expressivité unique et si reconnaissable qu’il donne aux visages. Une fin de série dans la lignée des épisodes précédents, dont l’intérêt est essentiellement dû à son ambiance très années 50 et au coup de crayon de son dessinateur.