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Critique de Chien chaud, quatre saisons par Sunread26
Chronique complète...
le 30 sept. 2022
Extrait :
L’idée du parc d’attraction était déjà assez géniale à mes yeux, mais l’envers du décor qui se cache derrière cette façade est encore mieux. Le parc n’est en effet qu’une façade pour ses membres, afin de recruter plus de monde, créer plus de semi-détraqués. La folie semble s’emparer assez facilement de la foule, assez naïve pour ne pas voir ce qu’il y a sous son nez ou qui préfère laisser libre court à cette folie en pensant devoir ensuite la réprimer de nouveau… Qui sait ?
On ne peut pas dire que Jagasaki ait brillé lors du dernier tome. Frustré et stressé par le fait que Belle se soit fait kidnapper à cause de lui, il ne réfléchit plus. Déjà que la réflexion n’était pas trop son truc, le revoilà devenu un électron libre. Je trouve ça triste de réduire ce personnage à ça et sa gentillesse sacrificielle. Il n’a vraiment presque pas d’évolution mentale, la partie morale, ça dépend des moments. Point faible de la série qui ne m’empêche pas de l’apprécier pour ses autres aspects. Le côté gore est encore omniprésent, tout comme les scènes de Q, à croire que l’auteur ne peux pas s’en passer… mais bon, d’un autre côté, il faut avouer que certains ne voient vraiment que par ça et comme la série parle de désir, c’est inévitable. Le principal étant que ses scènes ne sont pas là pour combler ou uniquement pour le fan service, une réflexion est apportée derrière à chaque fois et l’auteur montre plutôt que les hommes (pas de majuscule) sont souvent des gros dégelasses. Les ennemis de Jagasaki ne sont pas toujours des tordues, mais c’est toujours contre eux qu’il a le plus de mal. Justement parce qu’il ne réfléchit pas toujours. Là, pour une fois, il va quand même réfléchit à un moyen de vaincre son adversaire et y parviendra brillamment. Puis il enchaînera avec un nouvel échec, bien que ce ne soit pas de sa faute cette fois-ci. À chaque fois qu’il rejoint un groupe, il y a quelque chose qui finit par partir en sucette. Je voyais mal l’un des membres perdre les pédales cette fois-ci, donc il fallait trouver autre chose. Quant au choix réalisé par les auteurs, je le trouve pertinent, bien qu’un peu simple et facile tout de même. Le coup du traître puis de la diffamation pour acculer le protagoniste, c’est visible d’assez loin. Je peux encore être surprise avec de nouveaux retournements de situations, mais c’est aussi très étrange qu’ils ne se filmaient pas alors que les détraqués n’étaient pas cachés du tout. En tant que policier dans la gueule du loup d’un truc aussi gigantesque, je me serais filmé.
J’ai été assez surprise du déroulement de ce tome ou plutôt, de la véritable capacité de l’un des membres du parc d’attraction. Dès que celle-ci a été dévoilée, j’ai vite compris que l’intrigue prendrait une tout autre tournure. Par contre, je ne pensais pas que le chef du S.K.A.T puisse être si facilement influençable. Est-ce qu’au final il ne ferait pas semblant pour trouver un moyen d’éliminer l’ennemi ? Difficile à dire, il avait vraiment l’air d’avoir envie d’en finir avec Jagaaan. La tournure des événements n’est vraiment pas en sa faveur, puisque le parc en profite pour lui faire porter le chapeau des meurtres qu’ils ont eux-mêmes commis. Jagaaan deviendra ainsi recherché, tandis que son parc devient ce qu’il souhaite : un mini état indépendant transformant ouvertement les gens en semi-détraqués. Le gars a dit devant les médias son souhait de créer un monde où l’humanité évoluerait par ce biais, laissant place à ses désirs… Sauf que bon, si le désir d’un gars c’est de tuer, on le laisse faire, c’est ça l’idée ? Je ne vois pas ça sous le signe d’une vie tranquille à venir, mais plutôt tout le contraire ! Les criminels ne seront alors plus considérés comme tels et pourront continuer leurs méfaits. La criminalité n’ira pas en réduisant non plus… Même si c’est frustrant je reste d’avis qu’un minimum de règles doit exister pour permettre le vivre ensemble. Si on était tous libre de faire ce que l’on veut, personne ne choisirait de travailler au final. Donc comment on ferait pour manger ou garder le confort que l’on a ? Puis suffit de voir le spectacle du lapin pour comprendre qu’ils n’ont que faire de la vie des autres et cherchent juste à les manipuler… Ils savent très bien que les politiques actuels, ceux qui ont le pouvoir aussi, n’accepteront pas un tel changement où ils perdraient tout. D’où le fait que j’emploie le terme d’armée, car il va y avoir une guerre, c’est inévitable. Après, je ne suis pas convaincue que l’humanité est une chance, même avec les 3 membres restants du S.K.A.T, puisque Jagasaki est le seul restant avec des compétences d’attaques… Je ne sais pas du tout où ça va partir du coup et c’est une belle surprise !
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