Chronique complète
Extrait :
Dernier tome pour cette série et quel tome franchement ! C’est la conclusion pour plusieurs personnages et c’est vraiment beau de voir que personne n’aura été oublié au final. Dire que la série était qu’un one shot et qu’au final, après un certain succès, la voilà avec douze tomes au total. L’autrice a vraiment su se débrouiller pour réaliser une intrigue cohérente et emprunte de beaucoup de réalisme. Tant dans l’adversité et les difficultés que dans les bons moments et les possibilités qui s’offrent toujours à nous.
Tout semble partir dans la bonne direction pour Tsugumi et Itsuki, après leur mariage et leur début de vie à deux (qui n’est pas très présente, mais juste résumée), voilà qu’ils parviennent à réussir une adoption. Le jeune Kôki a lui aussi démarré sa vie sur un pied fragile, mais alors qu’on les retrouve quelques années après, celui-ci est désormais en pleine forme. Il respire la joie de vivre et semble également très volontaire envers son père. Comme tout enfant, il copie ses parents, en voyant que sa mère soutient son père il devient normal pour lui de faire de même. C’est là que commence une nouvelle réflexion, notamment pour Itsuki. Il se sait différent des autres pères et à peur qu’un jour Kôki réagisse à cela. Sans oublier le fait qu’ils doivent également lui annoncer qu’il a été adopté. La peur que leur relation change, fait qu’Itsuki a tendance à accepter ses divers caprices. Heureusement, lui est Tsugumi finissent par en parler et ils affrontent cette nouvelle épreuve à deux. Leur vie de jeune parent a été vite résumée, avec l’aide de la mère d’Itsuki, tout n’a pas été facile et visiblement, certaines nuits ont été courtes pour tous les deux. Mais au final, tout c’est bien passé et maintenant le jeune homme doit mieux faire ses nuits et avoir un peu plus d’autonomie. Il commence aussi à sociabiliser avec d’autres enfants au travers de la crèche qui permet aux deux parents de retrouver leurs activités professionnelles. Les autres enfants ne le rejettent pas pour la différence concernant son père, au contraire, ils sont un peu jaloux car lui arrive sur les genoux de son père alors qu’eux doivent marcher. C’est beau une jeunesse si innocente.
Comme pour Koré-éda et l’infirmière, il est temps de clôturer l’aventure pour d’autres personnages. Pour l’un d’eux, l’issue était assez évidente et tragique, Keigo se retrouve seul depuis trois ans déjà quand on le retrouve. Kaede a fini par partir physiquement, mais la mise en scène avec son esprit et les rêves a été magique, une manière magnifique de dire au revoir à ce personnage. Keigo a du mal à faire son deuil et cela se comprend, même si on essaie de se préparer, on ne l’est jamais réellement. Mais grâce à ses amis, il va commencer à avancer de nouveau, notamment pour son projet de restaurant. Il m’a fait pleurer le bougre, je ne lui souhaite que de la joie. Heureusement, pour Haruto, la fin est au contraire très heureuse, même si on voit du validisme lors de la préparation de son mariage… Comme quoi, aucun pays n’est parfait au sujet du handicap. Lui qui était encore plus dépressif qu’Itsuki est devenu une boule d’énergie positive et ça fait plaisir à voir. Il ne se laisse pas abattre et cherche des solutions par lui-même en voyant toujours le positif. Sa rencontre avec Nanami est assez simple, mais j’adore le duo qu’ils forment, ils sont vraiment complémentaires. La vie sera sans doute difficile pour eux aussi, ils sont tous deux handicapés après tout, mais ils arriveront à passer les obstacles. Je trouve juste dommage que la mère de Tsugumi ne soit plus vraiment présente sur la fin, voir comment elle fait face au deuil elle aussi aurait pu être intéressant. Voir comment elle agit sans son mari sur le dos aussi d’ailleurs.
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