Un enfant vole des ailes, puis se les attache et peut voler. Un poisson flottant à lunettes est recherché, un nain devient géant, une tête parlante est cachée dans un sac, les gosses agressent toujours le même SDF sous l'égide d'un gamin en particulier, rappelant le mythe d'Abel et Caïn, les rêves se mélangent avec la réalité, la mélancolie fait partie de la vie, tout comme ces petites choses bizarres que l'on croit voir et qui pourtant n'existent pas, si ce n'est dans nos têtes.
Pop Gun War n'est pas un récit à mettre entre toutes les mains, c'est une histoire sans but, si ce n'est de voir un bout de vie d'un enfant, qui pense que voler va l'aider à vivre au-dessus des autres. Farel Dalrymple maîtrise son art et son histoire. Le trait peut être rebutant pour les amateurs de finesse, il n'en n'est que plus fort tout comme son histoire que l'on lit comme si on était dans un rêve et dont on ressort émerveillé.