J'ai découvert Preacher au lycée (il y a une douzaine d'années) et la BD m'avait marqué par la violence de certaines scènes et par son scénario, certes délirant mais accrocheur.
En la relisant aujourd'hui, je suis très partagé. Je l'étais déjà à l'époque mais je dois dire que d'abord je n'aime pas beaucoup les dessins. Je les trouve de mauvais gout...
Les visages sont tous un peu moches, même le héros Jesse et sa nana, Tulip, alors qu'ils sont censés être plutôt beau gosse. Il y a quelque chose d'étranges dans les yeux... Et ici il vaut mieux les aimer les visages, car c'est ce qui constitue l'essentiel des dessins car en effet, il n'y a que très peu de décor.
Et ce n'est pas sur les couleurs que les dessins se rattrapent. On est sur des aplats qui tournent autour du rose, jaune, marron... Des couleurs ternes qui se marient très bien avec la violence organique du récit (comprenez par là, la chair, le sang, la merde, la pisse...).
Mais surtout, le mauvais gout se trouve dans les situations qu'on voit à l'image, comme ce gamin à la gueule déformée suite à un suicide raté, ou encore un homme qui se fait arracher le visage...
C'est sans compter la violence des impacts de balles qui ne se contentent pas de faire un simple trou mais déchirent littéralement la chair.
A l'époque ça ne me procurait qu'une sensation de malaise, aujourd'hui je trouve ça juste moche...
Ceci dit je comprends qu'on soit un fan absolu et trouve tout ça jubilatoire. Et le récit reste très accrocheur malgré tout, je n'ai pas eu trop de mal à lire ce tome 1 assez épais, d'où ma note.