Je n’avais jamais lu de BD de Baladi avant et dans cette BD il renouvelle son style, mettant de la couleur et utilisant le classique découpage d’une planche en case. Et pourtant on ne peut pas dire du tout qu’on est dans le classicisme.
Le sujet d’abord nous emmène dans les chapitres constituant la suite du livre le Robions Suisse écrit par Johann David Wyss pour ses enfants, suite inventée par la première ayant traduit l’ouvrage en langue française Isabelle de Montolieu et qui commence donc au chapitre 37.
On suit donc cette famille échouée sur une île pas si déserte. Le style au large trait noir et aux couleurs tranchées fonctionne vraiment bien. Un sentiment légèrement surréaliste et une certaine angoisse gagnent le lecteur. L’histoire elle est dotée d’une once d’originalité avec la disparition de la maman et ce qu’il s’est passé.
Rien de très surprenant mais c’est un livre qui est original par son traitement graphique et offre de belles pages