Chronique complète
Extrait :
Premier tome de la nouvelle série avec des chats déjantés ! Une série qui sera assez courte puisqu’elle ne comprend que quatre tomes au total. Tout comme Nyankees, elle est publiée chez Doki Doki, mais la ressemblance entre les deux séries n’est pas aussi importante que je le croyais. Là où dans Nyankees, les chats sont également montrés sous forme humaine, là, ils restent en chat, mais avec des mimiques plus humaines. En soi, je préfère cette version à Nyankees du coup, la série ne perd pas de temps à opposer les deux designs. Pour ce premier tome aussi j’ai dû retirer des restes d’étiquettes bien collantes, je vais finir par faire le tour de tous mes tomes si ça continue…
On est directement plongé dans le bain dès le début du tome. Après quelques phrases d’introduction un peu philosophique, on se retrouve avec un chat en pleine course poursuite. Et non, ce n’est pas lui qui court après quelque chose, mais plutôt qui fui quelque chose. Dire que ce même personnage rêvait qu’il allait devenir le boss du quartier… Alors, un an s’est écoulé, pour nous ce n’est pas énorme, mais pour un chat des rues, ça l’est bien plus. Devenu le paria des parias, on peut dire qu’il se fait marcher dessus par tout le monde, personne ne le respecte. Et plus les pages défiles, plus on comprend pourquoi, c’est un lâche pur jus, qui ne pense qu’à fuir et qui va même jusqu’à mentir pour tenter de sauver ses miches. L’un des chats dominants le force à s’en prendre à d’autres chats et après avoir appris leur lien, je me demande s’il ne fait pas ça dans le but de l’aider à se sortir la patte des fesses. Ou alors, c’est juste pour se venger parce qu’il l’avait abandonné… En tout cas, il n’a plus aucun soutient et pour lui son quotidien se résume à fuir, se faire tabasser et tenter de trouver à manger. Il le dit lui-même, c’est une vie de chien et même mettre fin à ses jours et trop compliqué pour lui. Ce jour-là sera celui de sa première rencontre avec son futur allié. Est-ce que c’est une bonne chose ? Pas sûr… En tout cas, cette rencontre va également commencer à le changer lui aussi. Il aura un peu plus de crans face à d’autres chats et sera surpris lui-même. Bien sûr, cela ne change rien à ses capacités médiocres en combat. Mais sa langue se délie plus facilement, ce qui pourrait bien le rendre arrogant alors même qu’il ne fait rien. Je ne sais pas comment va évoluer son personnage, mais j’espère qu’il deviendra un peu moins pitoyable par la suite.
Un espoir semble renaître pour ce minable avec l’arrivée d’un nouveau chat dans le quartier. Pour Hige, c’est une occasion en or de remonter un peu dans la hiérarchie en se tenant à côté de celui qui va faire tomber les autres. Sauf que lui aussi ne semble pas lui témoigner le moindre intérêt, en dehors de celui de guide gastronomique. Il aura toutefois la sympathie de lui offrir un nouveau nom : Hideyoshi. À partir de cet instant, il ne le lâchera pas d’une semelle, Nobunaga devenant littéralement ses poings. Cela ne lui remplira pas l’estomac pour autant, mais au moins, il commence à passer des journées sans se faire fracasser. Je suppose qu’il aimerait quand même pouvoir manger, mais ce n’est pas gagné avec un tel glouton pour compagnon. Il n’a pas trop son mot à dire comme il est faible, mais c’est un peu triste de le laisser sur la paille ainsi. Vers la fin du tome, un autre chat est évoqué, Gan, il semble être une menace pour tous les quartiers. Il ne suit aucune règle et n’hésite donc pas à piquer dans la gamelle des autres. Même s’il a été expulsé par tous les groupes il continue et ne semble pas s’en soucier. Rien avoir avec Hige, qui était devenu le souffre-douleur. Je me demande si l’arrivée de Nobunaga n’est pas de son fait. Etant donné ses paroles à la fin du tome, j’aurais tendance à croire que oui, surtout que Nobunaga est un chat domestique à l’origine. Le fait qu’il se retrouve d’un coup dans la rue et qu’en plus il soit doué en combat est assez surprenant avec un tel passif. Il a l’air assez simplet et ça ne m’étonnerait pas qu’il se soit fait manipuler d’une manière ou d’une autre. Comme il aime manger, on a pu lui dire que dans la rue, il pouvait manger ce qu’il veut. Pour les règles, il s’en fiche un peu aussi et n’écoute Hideyoshi que de temps en temps…
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