Un grand animal marin effrayé qui s'échoue sur une plage, interrompant un cours à l'école d'un village paisible au nom d'Arena Blanca. Des pêcheurs à bord d'un bateau à voiles ne prenant plus rien dans leur filet au large des côtes. L'eau de l'océan prenant une texture solide étrange. Un étranger venu avertir les habitants d'un danger imminent mais qui ne sera pas cru. C'est ainsi que l'on découvre un coin habité et isolé de la planète Aldébaran-4, la première exoplanète colonisée par des humains de la Terre et coupée de tout contact avec la planète d'origine depuis un bon siècle ; un village côtier qui va être ravagé avec ses habitants par une marée toxique ; un terrible drame qui va débuter l'aventure de Kim Keller et de Marc Sorensen sur plusieurs années et qui sont alors dans leur adolescence.
Kim et Marc vont traverser des épreuves difficiles avant d'atteindre la capitale, Anatolie, après avoir tout perdu après la catastrophe qui donne le titre du premier tome et, ne s'appréciant guère au début, vont apprendre à se connaître au fil du temps. En chemin, ils vont heureusement rencontrer des personnages qui deviendront important à leur survie comme Monsieur Pad, un vieux débrouillard et roublard qui amène une touche dédramatisante par ses interventions, mais aussi Alexa Komarova, une mystérieuse femme recherchée par les autorités gouvernementales d'une dictature en place que l'on découvre progressivement à partir de la première rencontre que fera Marc avec le sinistre Loomis, un prêtre pratiquant des méthodes brutales aux dissidents qui sont capturés. .
De victimes, nos deux jeunes tourtereaux vont passer à fugitifs, recherchés (surtout Marc) par les militaires sous les ordres du révérend Loomis, en plus de deux autres personnes que sont Driss Shediac et Alexa Karamova dont il faut voir comment cette dernière lors d'une scène, prisonnière lorsque le jeune Marc la rencontre, met K.O. deux soldats qui l'escortent en deux coups de bourre pifs qui font sacrément mal. Ces deux personnes très recherchées aussi détiennent des informations importantes tenues au secret sur une étrange créature, la fameuse mantrisse, dont la présence cachée dans les fonds océaniques perturbe grandement, là où elle se manifeste, la biodiversité marine.
En ce qui concerne le bestiaire de la planète qui est un des points forts de Leo ici et sur le reste de la saga, on est bien servi, le moment le plus intense étant la traversée des Grands Marécages (dans les tome 4 et 5 intitulés Le Groupe et La Créature) l'endroit de la planète le plus dangereux qu'un groupe de dissidents, alors en partance vers un lieu de rendez-vous avec la mantrisse, doit traverser après que leur dirigeable ait été saboté et donc contraint de s'échouer sur la canopée. Et les bestioles tout en bas, de n'importe qu'elle taille qu'elles soient, sont loin d'être très commodes, entre un éleutère géant, des witolds et autre harpie-requin. Marc et Kim, avec une amie gravement blessée après une attaque carnassière, vont avoir à faire même avec un animal agile et cauchemardesque lors d'une terrible nuit en haut des arbres.
Le climax final, entre les dissidents et toute l'élite dictatoriale présents sur le lieu où se trouve la mystérieuse mantrisse, prendra une situation injuste et désespérante jusqu'à ce que ...
Un premier cycle commencé il y a trente ans et toujours aimé par beaucoup de fans et considéré comme le meilleur apparemment. Sa suite, le cycle de Bételgeuse, est, de mon opinion, tout aussi bonne.
Quelques scènes de nudité, surtout pour le beau sexe, sont à noter, une spécialité de Leo qui sera récurrente le long des cycles. Les pudibonds ne connaissant pas encore la BD sont prévenus