Superman va mourir. Et dans le temps qui lui reste, il doit accomplir 12 travaux pour sauver la Terre.
Le postulat est simple et pose une question efficace : qu'arriverait-il à un monde où l'incarnation de l'espoir va disparaître ? Comment l'Homme de Fer, être éternel, vivrait son inexorable finitude ?
Au cours des 12 chapitres, Superman est traité selon un équilibre intéressant : à la fois un dieu omnipotent, capable de créer tout ce qu'il veut, et à la fois un homme malade, qui se prépare à mourir, et qui trouve les mêmes problématiques que nous tous : comment l'annoncer à nos proches, aux gens que l'on aime ? Comment trouver le temps de faire tout ce qu'on l'on a prévu alors que la montre joue contre nous ?
On y retrouve des inspirations de James Gunn pour son adaptation de 2025, avec un Lex Luthor haineux et excentrique, aux pouvoirs quasiment infinis, à l'image de son alter-ego, tout en le modernisant correctement. Parce que datant de 2005, All'Star Superman a vieilli : que ce soit par ses dessins, marqués d'un début de l'utilisation des tablettes graphiques, peu précis et un peu grossier, par sa narration elliptique et souvent confuse (en particulier lors du chapitre avec la planète Bizarro), ou par ses péripéties et dialogues si exagérés qu'ils nous font sortir du récit (on dirait parfois le délire d'un enfant de 8 ans où Superman affronte le soleil immortel avec une arme antique des dieux grecs qui pèse 147 milliards de tonnes... enfin bref). le traitement de Lois Lane, vu comme un trophée clamé par deux autres super-personnages fait aussi grincer des dents en 2025.
C'est donc une lecture intéressante mais qui accuse déjà le coût du temps.