Bon, ça avait l’air cool ce Fox-Boy, rien de sensationnel mais ça me semblait assez prometteur pour qu’on ait un comics de qualité digne de la grandeur de la Bretagne. Le premier tome avait ses défauts, mais restait agréable à lire avec un final à la Spiderman rappelant l’Oncle Ben. Enfin bref, la suite ne pouvait que développer l’univers mis en place.
Ça me rappelait vachement Spiderman quand même, cette joie d’avoir des superpouvoirs et de se rendre compte après la mort d’un proche, qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, et qu’on range le costume pour un moment, et que malheur, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, donc on ressort le costume pour combattre le mal. Donc, un Spiderman des temps modernes avec un breton.
Voilà donc le problème du bouquin, à trop vouloir se la jouer fan de comics, Laurent Lefeuvre a fini par tomber dans le piège, copier les œuvres de bases au point de perdre le lecteur qui a déjà vu ça en mieux.
Cependant, Lefeuvre avait encore une carte à jouer dans son scénario. Effectivement, il voulait créer une toute nouvelle intrigue inédite avec des comics qui prennent vie avec un méchant, bref, un truc qui allait prendre une ampleur importante dans le comics. L’idée est tarabiscotée et casse-gueule, mais du moment qu’elle est bien amenée, je suis prêt à toute proposition. Cependant, c’est mal amené. En fait, le bouquin prend une vingtaine de pages où un gars explique de fond en comble tous ce qui se passe. C’est complet, effectivement. Mais vingt pages… vingt pages ! Vous savez ce que ça représente dans un comics vingt pages ? Les moments où ça parle pendant un certain temps, j’ai rien contre, mais c’est tellement linéaire, tellement compliqué, peu accrocheur et mal écrit, que j’étais perdu. L’idée était là, mais elle mal amenée.
Et ce qui me fait le plus rager, c’est que du coup, y avait plus assez de place pour le final explosif avec de l’action. Avoir peu d’action, ça m’emmerde pas, mais quand on résout tout par un Deus Ex Machina sorti de nulle part, sans aucune raison, et que le problème se résout en quatre pages alors qu’on a passé vingt pages à radoter. Ça me fait rager.
Donc Fox-Boy est une bonne idée. C’est un truc fait avec amour, ça se sent. Le dessin est vraiment bien et dans l’esprit comics. Mais c’est maladroit et foutrement mal dosé pour que ça devienne agréable à lire. Autant le premier tome, malgré ses quelques longueurs, avait réussi à m’intéresser jusqu’au bout, autant j’ai dû forcer avec celui-là. Donc c’est dommage.