Ce tome 9 s’inscrit clairement dans la continuité du précédent. L’intrigue autour du kaiju n’avance quasiment pas, le récit restant avant tout centré sur Asa et l’évolution
de sa relation avec River, le soldat américain déserteur de la guerre du Vietnam.
L’ensemble se révèle un peu moins « soap » que le tome précédent grâce à l’introduction d’un véritable thriller d’espionnage : la police militaire traque les déserteurs, aidés par des groupuscules mystérieux, et la tension monte autour du risque que des informations sur la Bête parviennent aux États-Unis ou à l’URSS.
Malgré ce contexte intéressant et historiquement fort, le récit reste encore très — voire trop — mélodramatique à mon goût.
Un gros point reste toutefois vraiment intrigant : l’évolution de Shō, visiblement devenu une sorte de gourou lié à la Bête, un développement mystérieux qui titille clairement ma curiosité.
Heureusement, Naoki Urasawa est aux commandes et sait toujours raconter ses histoires avec talent, mais après deux tomes peu palpitants, je commence à me demander sérieusement vers quelle direction la série va évoluer.