Je suis un grand fan de tous ce qui a trait au futur de l’humanité et donc de la science-fiction avec au choix la vison plutôt optimiste et l’expansion de l’humanité à travers la galaxie et le cyber punk ou la version pessimiste et un futur post-apocalyptique : guerre atomique, pandémie mondiale, cataclysmes naturels (qui a parlé de changement climatique ?). Et ce sur tous les supports : livres, BD, jeux vidéo, films …
J’aimerais imaginer que l’humanité arrive à dépasser son individualisme ou le culte du tout pour ma pomme et rien pour les autres prévalent sur une société fondée sur l’équité, le respect et le collectif. Mais soyons honnêtes : je vois davantage notre avenir six pieds sous terre que dans les étoiles.
Fin de la digression.
Alors forcément dès que je commence à feuilleté cette BD, je sais où je mets les pieds, du post-apo !
J’ai vraiment accroché au style graphique et aux décors qui foisonnent de micro détails Cela m’a d’ailleurs rappelé « La belle mort » de Mathieu Bablet et qui traite d’un thème finalement très similaire. L’ambiance post-apo est renforcé par cette couleur en noir et blanc parfois rehausser de touche de jaune couleur de l’espoir et du bonheur, même fugaces. Donc un traitement, qui rappelle celui de Manu Larcenet avec son mémorable « La route ».
Mais là où l’espoir est rare et où l’environnement ne laisse aucun répit — entre pénurie de ressources et conditions hostiles — Anne Massé fait le choix, dans Asphalte sauvage, de réunir deux survivants, deux âmes solitaires contraintes d’avancer ensemble. Ils partagent un bout de chemin où les instants de bonheur tiennent à peu de chose.
J’aime me dire que, même dans un futur post-apocalyptique, il restera des humains capables de ressentir et de transmettre des émotions positives : la joie, l’émerveillement, l’espoir, l’amusement… Tout ce qui traverse cette très belle histoire !