Batman and the Monster Men est une histoire de Batman comme je les aime. Avec Matt Wagner au scénario et au dessin, c’est une ville de Gotham sombre et violente qui s’offre à nous. Bonheur.
Plus je lis Matt Wagner, plus je l’apprécie. Après m'être régalé du très bon « Batman: Faces », une histoire de Double-Face sombre et intelligente, j’ai décidé de me jeter sur les deux comics composant « Dark Moon Rising », qui emmènent le chevalier noir aux portes du surnaturel…
Une histoire sombre, traitée comme un polar, qui se déroule pendant la deuxième année d’exercice de l’homme chauve-souris (très exactement entre « Batman: Year One » et « Batman: The Man Who Laughs ». Il fera face au célèbre Professeur Hugo Strange et à la pègre de Gotham.
Tu veux du polar ?
Batman est appelé par le récemment promu Capitaine Gordon sur une scène de crime. Des restes humains gisent à même le sol, après un long voyage dans les égouts de Gotham. Mais quel animal est-il capable de sectionner un bras de cette façon ? A partir de là, débute une longue enquête qui mènera Batman jusqu’à l’énigmatique Hugo Strange.
Dès les premières planches, on est frappé par l’ambiance du comics. A son habitude, Wagner dépeint une ville de Gotham City très « Noir » sur fond de grand banditisme. Et c’est très prenant ! Les scènes d’action sont exemplaires. Batman n’est pas infaillible… il lui arrive de prendre des coups, de se blesser, de douter : il est humain. « Si vous étiez au bout du rouleau… On pourrait envisager de conclure ? »
Et parlons d’humanité. Oui, dans cet épisode de Batman, Bruce Wayne sort enfin sa biscotte ! Plus sérieusement, une petite amourette avec Julie Madison, la fille d’un businessman sur le déclin, fait office de leitmotiv pendant tout le récit… julie madison - batman and the monster men Cela donne un côté très réaliste à l’ensemble en apportant un peu de profondeur aux phases « Bruce Wayne ». Par effet de contraste, cela renforce aussi le côté sombre des phases Batman.
Bat-art, ma colo.
Parlons dessin. C’est très sympa et l’action est rendue impeccablement par le trait fluide de Wagner. Ce n'est certainement pas du Jim Lee, mais ce n'est pas dérangeant et ça rend bien l'ambiance du bousin. Alors, on n’est pas dans de la colo sophistiquée comme pour du New 52 mais… Dave Stewart fait un travail très sympa , à l’ancienne. Les deux font la paire.
Un mot pour décrire le volet graphique de ce comics ? Sobriété ! Et c’est bon aussi. En bref, Batman and the Monster Men est un polar captivant, sombre et sobre qui DOIT impérativement faire partie de votre collection. On y croise l’insondable Hugo Strange au détour de ses expériences. Cette histoire introduit aussi la fixation de ce dernier sur le chevalier noir (qui l’amènera plus tard à découvrir l’identité secrète de Bruce Wayne).