Dans ce tome 2, nous reprenons l’histoire au moment où Grimaldi a réussi à récupérer la liste des personnes potentielles pouvant se cacher sous le masque de Batman (une liste initiée par la police de Gotham City) et décide de passer à l’action (tout comme Double Face et Gueule d’argile) en éliminant tous les suspects.
Justement, j’ai beaucoup aimé le fait que dans ce récit, ce soit Gueule d’argile qui soit mis en avant, un personnage finalement assez peu utilisé dans l’univers de Batman (hormis dans Batman : The Animated Series). C’est souvent intéressant de voir des auteurs se réapproprier un ennemi sous-côté.
Le général Grimaldi a d’ailleurs bien compris l’utilité d’un pouvoir tel que celui de Gueule d’argile, et va mettre au point un sérum afin de se créer toute une armée de réplicants.
C’est aussi l’occasion d’apercevoir de grands noms de la criminalité de Gotham, tels que Carmin Falcone, au centre du récent Batman – Le Dernier Halloween, suite d’un grand classique du Chevalier Noir.
Dick Grayson, entre deux virées nocturnes avec Batman, doit continuer à gérer le deuil de ses parents, qui se fait de plus en plus ressentir, en se retrouvant souvent seul dans le manoir Wayne. Le côté parentalité et suivi d’assistante sociale est beaucoup moins présent que dans le premier tome, pour laisser la place à de grandes scènes d’action, mais Mark Waid compose toujours avec ce sujet en toile de fond.
Tout comme je l’avais noté dans le premier tome de Batman & Robin, Année Un, chaque chapitre continue de se clore sur un cliffhanger très bien géré.
Les illustrations, elles, sont toujours aussi magnifiques. Chris Samnee livre de très belles planches et un découpage inspiré. Un mot également pour les couleurs de Matheus Lopes qui aident grandement à poser l’ambiance film noir avec un côté rétro.
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