BATMAN: HUSH (2002) écrit par Jeph Loeb et dessiné par Jim Lee, l’une des plus célèbres histoires de Batman de ces 20 dernières années et un de mes tout premiers comics. Les dessins de Jim Lee valent à eux seuls la lecture, son travail est mémorable et certaines de ses planches sont tout simplement légendaires. Côté histoire c'est nettement plus bancal : l'intrigue se révèle complètement tarabiscotée, les motivations de l'antagoniste ne sont pas crédibles et la résolution tombe à plat.
Si Thomas Elliot est déterminé à tuer ses parents, pourquoi serait-il subitement obligé d'attendre que sa mère, rescapée de sa tentative d’assassinat, meurt de mort naturelle? Le type est visiblement un génie, au minimum doté d'une intelligence supérieure, il n'avait qu'à trouver un autre moyen de la tuer. L'empoisonner je sais pas. Ça ne tient pas debout. Il aurait mieux valu que Thomas en veuille obsessionnellement à Bruce pour n'avoir pas tenu sa promesse, comme le lecteur est amené à le supposer dans un premier temps.
Hormis le final HUSH se lit malgré tout avec plaisir, Jeph Loeb a définitivement le sens du rythme et des dialogues. L’ensemble possède également un aspect best-of très sympathique avec un défilé de la plupart des personnages importants de l'univers de Batman, même si il aurait mieux valu en laisser quelques uns de côté pour accoucher d'un récit plus digeste.