En 1977, comme rappelé dans la première page, la NASA a lancé deux sondes spatiales : Voyageur 1 et Voyageur 2, afin d'explorer les confins de notre système solaire. On y a placé un disque contenant des sons et des images de la Terre, ainsi que 27 chansons, dont "Johnny B. Goode" de Chuck Berry.
[La même année, Moëbius a d'ailleurs publié "L'homme est-il bon ?"]
B-gnet nous emmène (beaucoup) plus tard, suivre une famille humaine qui part en vacances dans son vaisseau spatial. Il y a maintenant une fédération intergalactique, dirigée par un Conseil au sein duquel siègent les différentes espèces.
On ne peut que constater que l'Homme ne s'est pas beaucoup amélioré entre-temps ! La plupart des humains sont équipés d'un Ieye [i-eye] qui leur permet d'être connectés à Internet en permanence et de suivre leur série préférée, "Earthwarz", une version terrestre de la saga de George Lucas, avec des romains, des nazis, des Suisses et même Davy Crockett. Cela ne favorise pas les relations sociales et l'esprit beauf n'est jamais très loin. Si on ajoute à ça leur mauvaise odeur (du point de vue des autres espèces) et leur goût immodéré pour les frites, on comprend que les humains n'ont pas une bonne image de marque. Au point que les membres du Conseil les désignent comme "espèce nuisible", donc à éliminer dès que possible ! Et je ne vous parle pas des Gorgons, une espèce horrible, entre araignée et crabe, qui suit les personnages tout au long du récit.
C'est une BD d'humour et de SF parfaitement dessinée, avec un scénario qui tient toutes ses promesses, riche et foisonnant de références.