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Extrait :

D’abord déclarée comme terminée, la série a finalement repris. Difficile de savoir s’il y aura encore d’autres tomes, peut-être de temps en temps. Je n’ai toujours pas fini de lire Beastars non plus d’ailleurs… Elle fait partie des prochaines séries que je souhaite lire et terminer, mais j’essaie de ne pas en mettre plusieurs à la fois, car sinon, je proposerais toutes les semaines la même chose (surtout avec des séries aussi longues). En parlant de l’autrice, j’ai également trouvé Bota Bota d’occasion, ainsi que la suite de Sanda.


La première intrigue est pour moi la plus intéressante, bien que les autres soient aussi très bien. Elle évoque pas mal de choses, notamment la différence de culture. Pour la panthère, son lieu de vie interdit de manger de la viande (ou de bouffer quelqu’un). Mais pour la loutre, qui vient d’un autre pays si on peut dire, c’est bien différent. Chez elle, il n’y a pas cette interdiction et si tu te fais bouffer, bah, c’est la vie. Ça me fait un peu penser au film Jumper cette remarque, je ne l’ai toujours pas vu, mais dans la bande-annonce, il y a un passage similaire. La loutre est assez calme et se fiche un peu des mœurs locales. Quant à la panthère, à sa grande surprise, elle commence à avoir envie de le dévorer (d’où la réflexion de la loutre par la suite). Il s’excuse plusieurs fois de son comportement, mais son homologue s’en fiche totalement, car pour lui, être mangé peut arriver. Ils travaillent dans une société bureaucratique, mais aucun des deux n’est vraiment bien vu par les autres. La majorité de celle-ci n’engage que des herbivores, pour Gil, la panthère, c’est donc un peu une chance d’être là. Mais les remarques racistes ne sont pas absentes pour autant, bien au contraire, chaque erreur est bien soulignée. Pareillement, les autres n’apprécient pas trop que Pow mange tranquillement ses plats composés de poissons. D’ailleurs, je me demande s’il n’enfreint pas la loi ainsi, après tout, même s’il est étranger, tu dois suivre les lois locales normalement. Ce n’est pas précisé et comme personne n’agit vraiment, je suppose que c’est toléré. En tout cas, ce tome montre la divergence d’opinion culturelle sur un même élément. Ce qui parait normal pour l’un, ne l’est pas toujours pour l’autre. Mais qui est-on pour juger de la culture d’autrui ? Le mieux n’est-il pas de juste rester ouvert d’esprit et d’accepter ? Enfin, tant que ça reste quelque chose de moralement passable. Dans le cas présent, on parle d’animaux, il est donc normal pour eux de manger. Je ne suis pas pour le cannibalisme (ce qui n’est pas le cas dans ce titre d’ailleurs) et d’autres possibles coutumes, mais pour d’autres, même si c’est surprenant, au final, ça ne me regarde pas.


Il y a deux autres intrigues que j’ai bien apprécié. La première concerne le serpent et la souris, qui place l’intrigue en milieu hospitalier. Le serpent est infirmier et la souris un patient. Ce dernier n’est pas ravi de voir un serpent pour plusieurs raisons, mais au final, ils finissent par se lier d’amitié. Encore une fois, le racisme et les préjugés sont clairement mis en avant. Encore une fois, il suffit d’ouvrir son esprit, ses yeux et ses oreilles, pour comprendre qu’il n’y a pas besoin de tout cela. Le plus marquant étant sans doute que l’autrice ajoute toujours des anecdotes liées spécifiquement aux animaux concernés. Comme le fait que le serpent peut étouffé même en dormant, sans le vouloir. La seconde intrigue concerne l’iguane et le pingouin (ses titres sonnent vraiment comme les poèmes de la fontaine). L’iguane est en proie à un profond mal-être qui l’a fait tomber dans l’alcool. Il n’a plus d’emploi et plus de petite amie pour cette même raison. Il fera la rencontre d’un jeune pingouin dont il devra s’occuper. Cette rencontre commencera alors à le changer, en lui donnant des responsabilités et surtout de quoi se changer les idées. Une manière d’indiquer que le meilleur moyen de chasser les idées noires est de bouger (mentalement et physiquement), de penser à autre chose. Une activité nouvelle demandera toujours plus de concentration, ce qui peut aider. Le pingouin était plus un élément de décors pour le coup, mais il a tout de même été un bon soutien psychologique. Il remerciera d’ailleurs l’iguane et l’invitera une fois parti.


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Sunread26
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Créée

le 14 août 2026

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