À peine l'hydravion 'tape-cul' arrivé à une petite escale, Kim et Manon dégainent les revolvers en réaction à de brigands violents (et violeurs d'enfant) venus braquer une famille qui les accueille. Ne pouvant plus poursuivre le trajet par les airs, le reste des brigands qui ont échappé aux balles ayant tiré en embuscade plus loin sur l'une des hélices de l'appareil volant, tout le petit groupe est contraint de continuer à pied. Au sommet d'un énorme rocher, les gentils sont alors assailli par toute une horde de brigands, renouvelant alors coups de feu, violence et bain de sang ; en haut les belliqueux Actarodes ont permis une intervention humaine afin d'aider les gentils avec l'apparition d'un nouveau personnage, Amir, dont les traits m'ont attisé tout d'abord une méfiance.
Voilà un début de tome très mouvementé, dans une ambiance de rude far west, où les munitions fusent plus que d'habitude. Et Kim, rebutée par la violence et les actes abjects des Adeptes à imposer leur morale crasse, n'est toujours pas au bout de ses peines, s'abîmant même les poings en frappant avec fureur deux personnages bien détestables en intervenant dans une institution rigoriste afin de libérer Leda, la jeune sœur d'Adler (les deux adolescents orphelins du tome 1), retenue prisonnière avec d'autres filles, dans une ville de Sermandis plus ancrée à l'époque de Bonnie Parker et Clyde Barrow qu'à la conquête de l'Ouest.
En chemin, nos héroïnes croiseront d'autres alliés parmi des villageois vivant dans un arbre gigantesque (Leo s'est-il inspiré de l'arbre des Na'vis dans Avatar ?) et dont les mœurs s'opposent catégoriquement à l'idéologie des Adeptes.
Ajoutons que ce troisième tome, en sa fin, révèle un peu plus l'intérêt que portent d'autres êtres venus des étoiles, des Actarodes et des appelés Fantômes, sur les deux femmes en missions, voire un intérêt plus vaste tant on fait ressentir un enjeu important sur toute la planète dont l'avenir des habitants se joue dans ce cycle de Bellatrix.
Bon, je ne vais pas revenir sur le style de Leo dans les dessins, mais j'ai remarqué quelques ratés, pas grand chose sinon de quelques revolvers tenus en main et tordus, l'auteur semblant maladroit dans certaines perspectives visuelles à dessiner ce type d'arme de poing.