Malheureusement on est vraiment loin de la maestria de l'auteur original. C'est vrai qu'à première vue l'imitation est très bien réalisée. On pourrait tout à fait croire qu'ils ont su reprendre le flambeau et on doit admettre que le matériau d'origine est respecté. Certes mais dès qu'on y regarde de plus près les coutures craquent vite.
Le chaos a cédé la place au bordel. Les planches ne sont jamais marquantes, l'enchaînement de l'histoire et des actions se fait sans trop de liant, laissant la place à des élipses expédiées. Le tout est assez indigeste...
Quand j'ouvrais un Berserk je savais que la sideration devant certaines pleine pages allait toujours arriver, me laissant émerveillé et scrutant chaque détail. Ici ce n'est jamais le cas, le choix des pleines pages se fait sur des illustrations anecdotiques, la démesure n'arrive jamais, la rage encore moins....
Je ne parle même pas de l'histoire qui est devenue bien trop premier degré même si encore une fois on respecte bien l'univers et les personnages.
Quand Miura avait mentionné le désespoir de Guts je pense qu'il l'aurait représenté comme un cauchemar de remise en question. Le trouble aurait été palpable... Ici le traitement c'est un Guts tout simplement dépressif mais sans jamais un instant d'introspection...
Je mets 5 pour encourager l'éditeur dans sa démarche de finir l'œuvre mais quelle tristesse... C'est là qu'on voit qu'on ne peut remplacer un génie.
Ce tome 43 c'est un peu le dragon Ball super de Berserk... Triste.