Alors que la Nuit Noire commence, les proches des supers-héros ressuscitent, rejoignant le corps des Black Lantern pour mettre fin à la vie dans l'Univers. Les héros doivent alors se dresser contre une horde de zombis invincibles. Ici, c'est le cas à Gotham City pour le nouveau Batman (Dick Grayson) et Robin (Damian Wayne), les deux faisant appel à Red Robin (Tim Drake) pour un petit coup de main.
Bon, je ne vais pas y aller de main morte : c'est franchement mauvais !
Déjà au niveau du dessin Adrian Syaf dessine, lors de la première partie, Robin avec le design Tim Drake alors qu'il s'agit de Damian Wayne. Résultat mauvais costume, mauvaises couleurs (mauvais coloriste donc) et mauvaise taille. Les zombies attaquent Gotham et très sincèrement, on ne reconnait pas la tension des autres numéros de Blackest Night. La raison en est simple, la majorité sont des inconnus et l'ambiance ressemble plus à un mauvais film d'horreur qu'à l'ambiance glaçante qu'est censée avoir Blackest Night. Red Robin et Batman vont devoir s'opposer à leurs parents décédés et montrer, au passage, que des années après, ils n'ont pas arrivé à surmonter leurs traumatismes.
Résultat, le lecteur est très déçu, surtout vis à vis de Dick Grayson qui est censé avoir gagné en conviction. Notons également qu'en terme de personnalité, Damian est, dans le premier numéros, très loin de sa froideur normale, heureusement, ça se rattrape en cour de route. Même si Robin est mis de côté par rapport aux autres.
Finalement, l'histoire avance difficilement, le lecteur s'étonnant de voir aussi peu d'intérêt dans l'histoire dont la progression est difficile et dont on ne comprend pas trop le but. Au final, Red Robin aura été un peu mis en avant et c'est déjà pas trop mal, mais c'est tout.
Deadman sera bien présent mais abusera de sa présence et sera, clairement, trop en avant pour un tel personnage.
Blackest Night : Batman est une énorme déception pour la simple et bonne raison que le scénario ne prend pas, il n'est pas "dirigé", on ne sait pas vers où on va et le chemin, en lui-même, ne présente aucun intérêt. Le dessin est fluctuant et clairement l'ennui est au rendez-vous. Le moins bon numéros de l'évent ?