Ce deuxième tome s’inscrit strictement dans la continuité du premier volet à tel point que je pourrais en reprendre la critique mot pour mot... Les mêmes qualités et, surtout, les mêmes défauts s’y retrouvent, l’œuvre demeurant avant tout une expérience graphique où l’esthétique prime largement sur la narration. Tsutomu Nihei continue de privilégier l’atmosphère et la démesure visuelle reléguant intrigues, dialogues et personnages loin à l’arrière-plan.
Chaque case, prise isolément, impressionne par sa maîtrise et son sens du détail, pourtant cette accumulation de compositions spectaculaires finit par lasser faute de repères narratifs solides ou d’enjeux clairement établis. L’ensemble devient difficilement digeste même si je concède un léger mieux par rapport à l'opus précédent porté par l'arrivée de quelques personnages secondaires.
Un peu comme une église rococo finalement, somptueuse dans le détail, fascinante à contempler mais écrasante par excès d’ornementation. Après si on apprécie le baroque tardif Blame! peut en être le missel