Canary est une nouvelle incursion dans l'univers du western horrifique, mais le résultat me laisse une impression mitigée. Si l'ambiance est clairement le point fort de l'oeuvre, le reste peine à convaincre.
L'intrigue, qui mêle mystères occultes et folklore de l'Ouest américain, semble avoir été déjà racontée à de multiples reprises. Rien de vraiment nouveau sous le soleil pour venir rehausser ce scénario qui emprunte des chemins maintes fois battus : une mine hantée, des secrets enfouis, et une communauté minée par la peur. Malheureusement, l'histoire avance de manière prévisible, sans jamais surprendre ou captiver.
Quant aux personnages, ils manquent cruellement de profondeur et de nuances. Peu attachants, ils ne parviennent pas à sortir des stéréotypes du genre. le shérif au passé trouble, les figures locales aux motivations ambiguës — ce sont des figures déjà vues, sans réelle complexité ni développement suffisant pour susciter l'intérêt ou l'empathie du lecteur.
Il faut reconnaître à Snyder une réelle maîtrise dans la création d'une atmosphère sombre et oppressante. Les illustrations de Dan Panosian accentuent cette ambiance avec des visuels saisissants et des jeux d'ombre efficaces. Cependant, cette réussite esthétique ne suffit pas à rattraper les faiblesses d'un récit qui peine à se démarquer.
En conclusion, Canary offre une ambiance soignée et des visuels de qualité, mais c'est à peu près tout. L'intrigue déjà vue et les personnages peu attachants rendent difficile l'investissement dans ce récit, qui risque de ne pas sortir du lot. Ce n' est pas ce titre qui révolutionnera le Weird West et ne lui donnera ses lettres de noblesse.