Celle que je ne suis pas, tome 1 par BAC

Après L'Année du dragon (Carabas) et le très remarqué Immeuble d'en face (La Boite à Bulles), Vanyda nous revient avec une nouvelle chronique du quotidien centrée cette fois sur l'adolescence.

On le sait depuis un moment déjà, la vie quotidienne est une des meilleures et des plus accessibles sources d'inspiration dont usent les auteurs et créateurs de tous horizons. Dans le domaine de la bande dessinée, Vanyda a su nous prouver qu'elle était capable de raconter avec justesse des histoires en apparence anodines sans jamais sombrer dans la fadeur. Avec cette trilogie Celle que... [1], l'auteure s'attaque cette fois au monde de l'adolescence, à ses petites aventures et mésaventures : le rapport parents-enfants, les premières cigarettes, les premières gueules de bois et, bien entendu, les premières affaires de cœur.

Du point de vue esthétique, les fans ne seront pas dépaysés. L'efficacité du trait en noir et blanc tramé de Vanyda est bien là, avec ses influences asiatiques. L'environnement lillois fait à nouveau office de personnage secondaire, ce qui ne sera pas pour déplaire aux habitants et amoureux de la capitale nordiste. Scénaristiquement, les lecteurs de L'Immeuble d'en face retrouveront la sincérité et une certaine délicatesse du récit, ainsi que son côté sitcom, mais il faut reconnaitre que le quotidien de Valentine ne s'adresse pas directement au même public. Avec son ambiance et son langage très "djeuns" usant d'ailleurs un peu abusivement des exclamations, les moins jeunes risquent d'avoir du mal à s'intégrer dans le petit monde d'ados des années 2000. Les jeunes lectrices (et pourquoi pas lecteurs) devraient quant à elles s'y retrouver aisément.

Enfin, comme c'est généralement le cas avec ce type d'album, tandis que certains s'y plongeront avec plaisir, d'autres s'ennuieront ferme en tournant les pages d'un premier tome qui, sans être parfait, se révèle tout de même divertissant et non dénué de charme. Il pourrait même aider certains parents à mieux comprendre leurs ados, s'ils arrivent à passer outre la barrière de la langue.
BAC
7
Écrit par

Créée

le 29 juin 2010

Critique lue 306 fois

BAC

Écrit par

Critique lue 306 fois

3

D'autres avis sur Celle que je ne suis pas, tome 1

Celle que je ne suis pas, tome 1

Celle que je ne suis pas, tome 1

7

BAC

52 critiques

Critique de Celle que je ne suis pas, tome 1 par BAC

Après L'Année du dragon (Carabas) et le très remarqué Immeuble d'en face (La Boite à Bulles), Vanyda nous revient avec une nouvelle chronique du quotidien centrée cette fois sur l'adolescence. On le...

le 29 juin 2010

Celle que je ne suis pas, tome 1

Celle que je ne suis pas, tome 1

7

Kazoo

70 critiques

Critique de Celle que je ne suis pas, tome 1 par Kazoo

Un premier tome assez introductif dans lequel on suit le quotidien en apparence banal de Valentine, jeune collégienne préparant son brevet. On retrouve là tous les détails si réalistes, si vrais...

le 25 mars 2012

Celle que je ne suis pas, tome 1

Celle que je ne suis pas, tome 1

10

FranckKelignon

139 critiques

Critique de Celle que je ne suis pas, tome 1 par Franck Kelignon

Bravo

le 20 nov. 2019

Du même critique

Papa

Papa

8

BAC

52 critiques

Critique de Papa par BAC

Un film atypique, dans le bon sens du terme. Papa, c'est de la simplicité et de la sincérité pure. Petit film, faibles moyens, pas d'effets d'esbrouffe en tout genre. Juste un road-movie touchant,...

le 18 mai 2010

Solanin, tome 1

Solanin, tome 1

8

BAC

52 critiques

Critique de Solanin, tome 1 par BAC

"Une petite mélodie un peu folle qui raconte notre jeunesse, imperceptible et ténébreuse" annonce la quatrième de couverture. Une phrase qui résume bien cette oeuvre que l'on parcourt tel un album...

le 18 mai 2010

Grégoire Moulin contre l'humanité

Grégoire Moulin contre l'humanité

8

BAC

52 critiques

Critique de Grégoire Moulin contre l'humanité par BAC

Grégoire Moulin, c'est une petite pépite à côté de laquelle les chercheurs d'or sont passés. C'est d'abord un film qui part de rien, de nullepart, pour ne pas aller bien loin. Et pourtant... Artus de...

le 11 mai 2010