Et si les défilés de mode devenaient le théâtre d'affrontements vestimentaires entre mannequins ? Voilà, d'une manière certes peu étoffée, le fil conducteur de ce surprenant manga, relativement éloigné du caricatural Zoolander mené en 2001 par Ben Stiller.
Lorsqu'on plante l'aiguille pour la première fois dans cette première pièce de tissus (pardon : ce premier tome), il y a de quoi être dérouté. D'abord par sa thématique originale qui possède un côté un rien ridicule, visiblement assumé, mais qui fait aussi plonger le scénario dans des sujets plus sombres (la maladie évoquée plus haut, les mannequins accros à la drogue,...). De ce fait, on ne sait pas bien où Hideyuki Kurata veut nous embarquer.
Le démarrage est d'ailleurs assez difficile à suivre, dans sa narration comme d'un point de vue graphique. Okama possède un trait plutôt vif, parfois précis et parfois dépouillé. On peut se laisser séduire malgré certaines approximations, mais son plus gros point faible se trouve dans les combats, particulièrement confus.
Il est dommage que l'originalité de Cloth Road ne soit pas pleinement exploitée dans ce premier volume et que les divers défauts gâchent ce qui aurait pu être une bonne surprise. La suite apportera-t-elle les retouches nécessaires ? Nous l'espérons.