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Critique de Chien chaud, quatre saisons par Sunread26
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le 30 sept. 2022
Extrait :
Nouveau titre de la collection Héritages de chez Akata éditions. Un titre de Takao Saitô au titre assez évocateur quant à son contenu. Je connais l’auteur de nom, pour certains de ses titres notamment Golgo, mais j’avoue ne rien avoir lu de lui jusqu’à présent. Comme tous les titres de cette collection, celui-ci date un peu, de 1972 très exactement. Le style graphique s’en récent, mais n’enlève pas le plus important, au contraire, je trouve que cela rajoute même un certain charme au titre.
Très honnêtement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre surtout parce que l’auteur est un homme, qui va parler d’un métier très féminin (oui, maintenant il y a des hôtes masculins, mais je crois que les hôtes/hôtesses ne font que tenir compagnie) et surtout qui a bien évolué. N’étant pas japonaise, je ne me suis jamais vraiment penchée sur la question, mais d’un autre côté, cela ne m’a pas entièrement surprise non plus. La prostitution a sans doute existé dans toutes les cultures, à toutes époques, elle est même toujours présente aujourd’hui bien qu’illégale dans certains pays dont le Japon lui-même (d’après ce que dit le manga). Sans doute par facilitée et pour éviter de devoir trouver un nom d’emprunt à tout le monde, l’auteur choisi de présenté ses différentes histoires via une seule femme : Naomi. Après lecture, il est difficile à croire qu’elle est vécue tout cela elle-même, mais le plus important est surtout ce qu’elle raconte, ce qu’elle dénonce presque. Même en France je ne savais pas trop comment cela se déroulait. Mais pour le Japon, grâce à d’autres mangas, je pouvais comprendre certaines bases, comme le fait que chaque bordel était dirigé par une ou un « patron ». À l’époque de Naomi, les prostituées ne l’étaient pas par choix, la situation économique difficile du pays a fait que les familles ont vendues leurs filles mineures, dans l’espoir de survivre. Celles-ci n’avaient donc pas d’autres choix que de vendre leur corps, avec une dette énorme sur les épaules, que seul un potentiel époux pouvait rembourser. Vous avez bien lu, pas de temps défini, pas de salaire et visiblement, souvent des repas limités au minimum. Tout cela pour enchaîner plusieurs hommes chaque nuit, ses femmes étaient littéralement des esclaves sexuelles. L’époque a bien changé et on le voit au travers de Naomi qui discute par deux fois ici, avec des jeunes générations. Eux qui n’ont pas connus la faim et la pauvreté voient les choses différemment, la jeune fille, comme un moyen facile de gagner de l’argent (parce que maintenant les filles en gagnent) alors que c’est illégal et les jeunes hommes, parce qu’ils n’arrivent pas à nouer de relation tout simplement…
Si elle ne parvient pas à faire voir les choses autrement à la jeune fille qui ne pense qu’à l’argent, sans savoir que ce qu’elle fait est presque irrespectueux envers ses ainées qui n’ont pas eu le choix elles. Naomi sera parvenu à faire voir les choses autrement aux jeunes hommes, de ce que j’ai compris. Le Japon a beau être un pays avec des valeurs, il n’en reste pas moins un pays très machiste, et ce, même encore aujourd’hui. Je fais une petite parenthèse, mais vue la situation à cette époque du Japon concernant les prostituées… Je me demande si ce n’est pas en partie pour cela qu’ils ne s’excusent pas de leurs actes à ce sujet en Chine et en Corée du Sud… Après tout, s’excuser du traitement des femmes à l’étranger alors que celles de leur propre pays n’avait pas mieux comme situation reviendrait à reconnaître qu’ils ont fait de la merde là aussi, non ? Surtout que ses femmes n’ont reçues aucunes indemnisations, elles ont juste retrouvées une certaine liberté. Mais qu’est-ce que la liberté quand tu n’as aucune étude ? Au final, elles restent donc dans le même domaine ou dans des métiers tout aussi précaires, abandonnées par tous, comme pour cacher la misère. Ce titre ouvre les yeux sur pas mal de choses et cela m’a rendue un peu triste de les voir abandonnées ainsi. Une période difficile ne justifie pas de tels actes, les jeunes militaires ne sont pas les seules victimes de cette période bien sombre du pays du soleil levant. Ses histoires s’enchaînent les unes après les autres, semblant donner de nombreuses vies à Naomi, mais je doute qu’elle est fait partie de plusieurs bordels. La durée de vie d’une prostituée semble également très variable, cela dépend sans doute si elle a réussi à trouver un mari ou non. En tout cas, ce que ses femmes ont subi, parfois en étant encore mineures, ce sont des viols, tout simplement. Il était rare qu’elles soient réellement consentantes.
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