Qu'est-ce qui distingue un chef-d’œuvre d'un nanar ? Peut-être le positionnement de l'auteur, Kazuo Koike nous en offre une belle illustration. Avec "Lone Wolf and cub", nous avons indéniablement affaire à une BD "sérieuse", même si le côté "machine à tuer" du héros peut être tourné en dérision. Avec Crying Freeman, l'outrance est permanente, mais le trait du dessin et le ton général sont tellement premier degré qu'on hésite entre le rire et la consternation. Je ne parle même pas de la complaisance des auteurs à montrer la nudité, elle est d'un autre âge...
Dans une veine semblable, "Keishicho 24" a le mérite d'assumer son statut parodique, et d'être trouvable en occasion à des prix très abordables.