De pierre et d’os, Jean-Paul Krassinsky, Dupuis (d’après le roman de Bérengère Cournut)
Uqsuralik, jeune Inuite, se retrouve seule, séparée de sa famille lorsqu’un matin, la banquise se fend. Livrée à elle-même, elle va devoir survivre et s’adapter. Elle rencontre d’autres Inuits avec lesquels elle fait un bout de voyage, mais est malmenée par certains hommes, car elle en surpasse par ses talents à la chasse.
L’adaptation du roman est très belle, d’une part par les dessins, superbes aquarelles, faisant la part belle à la nature et à l’humain qui s’adapte à elle pour vivre, manger, se nourrir et d’autre part par cette histoire très belle du destin d’Uqsuralik qui va devoir se battre contre les hommes et avec les femmes pour exister, pour sa liberté et son indépendance. C’est aussi une histoire de joies simples, de moments de partages, de rires, de tristesses. Il y est également pas mal question des croyances inuites, des chamanes, des rites et traditions qui rythment la vie sur la banquise.
Uqsuralik est une femme forte qui surmonte les épreuves, épaulée par les plus anciennes et par le clan, qui saura lorsque le moment sera venu transmettre aux plus jeunes les savoirs et traditions de son peuple.