Dans un monde gouverné par les démons, Yakuto aspire à devenir roi. Son seul espoir : intégrer Dead Rock, l'académie des futurs souverains où seuls les plus forts survivent.
Hiro Mashima, après l'excellent "Rave" et l'immense succès de "Fairy Tail", nous offre avec Dead Rock un nouveau shonen qui ne brille pas par son originalité, mais qui semble être conçu avant tout pour s'amuser et divertir sans prise de tête. L'histoire, centrée sur une école de démons, reprend des codes familiers. Ce n'est pas forcément un défaut ici, car l'auteur joue ouvertement avec les clichés, en les rendant délibérément exagérés et décalés.
Dès le début, l'intrigue se met en place avec une rapidité appréciable : le héros rencontre ses nombreux alliés et annonce son objectif — tuer Dieu, le tyran régnant sur les Enfers et la Terre, qui est aussi le directeur de l'école Dead Rock. Ce cadre donne le ton : l'histoire est loufoque, pleine d'humour à la Mashima, avec son lot de combats, de pouvoirs extravagants et de personnages hauts en couleur.
Une touche de gore vient pimenter l'ambiance : les affrontements dans cet univers infernal sont violents et sanglants, mais toujours accompagnés d'un certain second degré, ce qui maintient l'aspect léger et divertissant du récit. Malgré cela, Dead Rock ne semble pas se prendre trop au sérieux, et c'est ce qui rend la lecture agréable, comme un défouloir.
Pour ma part, en tant que fan de Rave et ayant apprécié Fairy Tail (dont je n'ai lu « que » 30 tomes), j'étais curieux de découvrir cette nouvelle série. Bien que ce premier tome ne soit pas un coup de coeur, il reste une lecture sympathique. Reste à voir si Hiro Mashima compte vraiment donner de l'ampleur à son récit, ou s'il continuera à s'amuser avec cet univers déjanté. Quoi qu'il en soit, Dead Rock démarre sur un ton divertissant, parfait pour ceux qui recherchent un shonen délirant et sans prétention.