Dernier week-end de janvier
6.8
Dernier week-end de janvier

Roman graphique de Bastien Vivès (2022)

EDIT : pourquoi une note si basse avec la critique qui suit, je pense tout ce que j'ai écrit mais cette œuvre n'est au final qu'une brève esquisse des coups d'un soir des quarantenaires mariés, ca n'attire en rien à aucun moment une quelconque profondeur : ce style éthéré est trompeur.

La suspension d'incrédulité est une véritable plaie de l'humanité, dans ce cas-ci on l'utilise pour ne pas voir le manque de contenu et imaginer une pensée en toile de fond qui n'existe pas.

Celle-là est utilisée par nous dans toutes les œuvres que nous rencontrons sans que personne ne nous l'est appris un seul instant : on cherche de base à s'illusionner avec une œuvre pour oublier notre vie car il y a quelque chose de profondément mauvais et vicieux dans le fonctionnement de ce monde.

Rare sont ceux qui prennent le temps d'y retirer quelque chose de vraiment concret à chaque fois car justement on a jamais le temps d'avoir la tête à ca.


Il fait si froid dans ce monde en noir et blanc, les couleurs ont disparues depuis que j'ai compris que je n'avais plus besoin d'elles.

Mon univers se limitant à deux variables, le travail et ma famille, à travers elles le reste n'est que teinte de gris sur lesquelles je glisse, la neige et la glace ne faisant plus qu'un avec ce béton qui ne lâche pas mes yeux.

Puis soudain, comme le plus évident et donc le plus commun des clichés, un soleil frappe à mon visage trainé lui-même par un de mes boulets : parfois la chance c'est de réunir deux prisonniers un temps dans une même cellule... et la prison devient un hôpital.

Les patients de leur propre vie s'aident à se comprendre mutuellement par celle de l'autre, la nuit tous les chats sont gris sans pour autant qu'on s'en rende jamais totalement compte.

Jusqu'à ce qu'un jour, quelqu'un près de soi n'absorbe pas la lumière artificiel mais la réfléchisse, tout est toujours clair à la lueur du premier jour.

En regoutant à la chaleur, sur son interminable route de montagne, on se rend vite compte qu'on ne pourra pas s'en passer si on veut redenouveau vivre : la fatalité de la disparition de soi comme chemin de croix, on a pas forcément quelqu'un pour nous faire nous rappeler de nous.

Janenba
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le 19 nov. 2023

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Janenba

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