Hundred, super-héros malgré lui se voit confronter aux réalités du "métier" et décide de changer les choses en prenant les rennes de la ville de New-York. Sortant grandi de l'épisode macabre du 11 septembre (un peu comme Giuliani de l'aveu propre de l'auteur), il en vient à remporter l'élection et accède au City Hall. Cette fois, son pouvoir de "Grande Machine" (il "parle" aux machines) ne lui sera plus d'un grand secours face au déficit croissant de la Grosse Pomme, de ces meurtres étranges et les fédéraux qui lui collent aux talons. Encore que...
On retrouve le goût du scénariste de Y, The Last Man (Brian K. Vaughan) pour la vanne tantôt lourde, tantôt habile. Le trait de Harris est plutôt classique mais la fin du volume I promet une intrigue intéressante malgré un équilibre fragile entre real politics et super-héros raté.
Certaine pages sont violentes, soyez-en averti, et pourtant Ex Machina n'en fait pas trop.
La fin m'a un peu réconcilié avec l'histoire que j'ai trouvé un peu brouillonne par moment.
A lire.