On pouvait aimer Straw Dogs pour son mix malicieux de Disney et d'Hitchcock. Mais là, c'est trop. La formule avec les chats pêche par une écriture grossière et une complaisance répétitive dans le gore. Soit des chats en liberté en prise avec la Rage. Récit survivaliste sans enjeux ni profondeur, les auteurs se reposent sur leurs lauriers et feraient bien de revisiter leurs classiques. La cruauté de Don Bluth (puisqu'on est plus proche de Brisby ou Charly que des Aristochats) reposait sur une vraie atmosphère tissée de mythes et légendes. Ici, une vulgaire forêt peuplée d'animaux hostiles. Sans ampleur, sans attache. Bien sûr, le dessin est toujours accrocheur. Et le pouvoir de fascination de l'horreur fonctionne à plein. Mais le jeu de massacre reste immature. Du défouloir adulescent inconséquent.