Ivre de vengeance, Agni se rend à Behemdolg pour tuer Doma, le meurtrier de sa sœur. Le comité d’accueil qui l’attend risque malheureusement de ne lui laisser aucune chance de survie. Confronté à un ennemi semblant invincible, le Fire Punch va montrer l’étendue de sa puissance, au point de devenir un messie aux yeux de la population réduite en esclavage qu’il finit par libérer. Perturbé par son nouveau rôle et par la dévotion sans faille de ses adeptes, Agni va accepter à contrecœur d’endosser les habits du Sauveur, même s’il ne sait pas vraiment comment doit se comporter un dieu vivant.
Il se passe tellement de choses dans ce tome ! De l’action pure bien sûr, une violence à la limite du supportable, un univers postapocaplyptique où règne la désolation et des personnages charismatiques mais aussi des éléments plus profonds comme la religion, le sens de la vie et la propension de l’être humain à affronter avec résilience les situations les plus désespérées. Tatsuki Fujimoto refuse toute forme de manichéisme. Pas de bons ni de méchants, juste des personnages essayant de s’en sortir comme ils peuvent, essayant de croire à un avenir meilleur, essayant de survivre dans un environnement hostile, avec altruisme ou égoïsme, avec sincérité ou duplicité. C’est cette complexité de l’âme humaine qui fait tout le sel de la série pour l’instant.