Dix ans après les événements du tome précédent, Agni semble avoir retrouvé la paix grâce à la communauté dans laquelle il s’est installé. Du moins jusqu’au jour où un groupe armé décide de l’attaquer et d’enlever Judah. Retrouvant ses instinct de Fire Punch, le jeune homme laisse à nouveau la colère et la folie le guider.
Une série qui se termine loin de l’apocalypse annoncée. L’heure est plutôt à la résilience et à une forme d’apaisement, non sans sacrifice. Les sauts dans le temps sont nombreux. D’abord dix ans, puis quatre-vingt puis des siècles et enfin des milliers d’années plus tard. Fujimoto continue sa réflexion quasi philosophique sur le sens de la vie, la frontière ténue entre le bien et le mal, le fanatisme religieux et la violence. C’est aussi confus qu’ambitieux mais au final rien de pompeux ni d’ésotérique. On marche en permanence sur un fil proche du nihilisme sans jamais y tomber tout à fait. Une vision en clair obscur, certes sombre, mais pas non plus totalement dénuée de lumière, qui pousse surtout à la réflexion sur la nature humaine, sa complexité et sa fragilité.