Agni parvient enfin à retrouver Doma et s’apprête à lui faire payer l’assassinat de sa sœur. Encouragé par Togata qui filme la scène, Fire Punch décide contre toute attente de gracier son bourreau, annonçant qu’il souhaite dorénavant consacrer son existence à aider son prochain. Seulement rien ne va se passer comme prévu et le héros va devenir, un peu malgré lui, le méchant de l’histoire, un méchant que seule la mort pourra libérer.
Bon, j’avoue, j’ai pas tout compris. Comment Agni perd ses flammes, pourquoi il projette l’image de sa petite soeur sur Judah et quel est le rôle de cette dernière et de son arbre dans tous ces événements... la tournure prise par le récit devient trop cryptique pour moi, en tout cas bien trop métaphysique et philosophique. La violence pure a quasiment disparu au profit de moments introspectifs et d’un enchaînement de scènes tragiques qui auraient pu me tirer quelques larmes si je n’avais pas un coeur de pierre. Le nombre de pages sans texte est conséquent, et même si elles ne nuisent absolument pas à la fluidité de l’histoire, elles rendent la lecture bien trop rapide. La souffrance absolue qui saisit chaque personnage et la représentation, d’une froideur clinique, d’un monde où le mot espoir semble avoir disparu pour toujours reste le fil conducteur de l’intrigue. Cette noirceur totale, sans lumière au bout du tunnel, constitue l’ADN de cette série au nihilisme assumé, et c’est à mes yeux ce qui fait tout son charme.