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SuivreEloge de la lenteur
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Je lis encore un Jiro Taniguchi, un auteur qui excelle dans l'analyse des rapports humains entre eux ou avec la nature, le tout beigné de nostalgie, d'histoire et de comtemplation.
Le style ressemble plus à de la bande dessinée qu'à du manga, dans la narration et les dessins.
Dans Furari on suit l'histoire d'un des premiers cartographes du Japon qui mesure les distances en vue de créer la première carte du Japon (ère Edo, ancien Tokyo). C'est plutôt bien pensé, et en lisant cette intro on peut penser qu'on va savourer de bons moments.
Cependant ce ne fut pas tellement le cas, bien sûr on a les thèmes chers à Taniguchi comme le promeneur et la contemplation mais il manque vraiment un support scénaristique plus profond pour être véritablement emporté comme c'est le cas dans Quartier Lointain ou Le Journal de mon père.
On apprend au gré des pages et des reconstitutions des paysages nippons d'antan certaines choses et modes de vie de l'ancien Tokyo, on suit les pas de ce cartographe page après page, mais on éprouve pas grand chose pour lui, il passe son temps à ne rien faire et délaisse sa gentille épouse. Souvent on le voit se plonger dans la peau de divers animaux, c'est peut être sympa une fois mais pas dix fois !
Enfin l'histoire se finit un peu de façon décevante car on s'attendait à le voir pénétrer à Ezochi suite à l'autorisation de ses mesures par le Bakufu.
Furari se laisse néanmoins lire, savourer par ci par là, mais ce n'est pas exaltant, et loin d'être le meilleur de son auteur.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs mangas de Jirō Taniguchi, BDS lues à la médiathèque de Mirecourt et Les meilleurs mangas en un seul volume
Créée
le 13 mars 2018
Critique lue 143 fois
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