Tout ce qui a été posé, la recherche de Molecule Man, est donc sans objet puisque ces 5 numéros ne font qu'effleurer le sujet. Sans conclusion sur son principe premier, cette histoire se lit comme une péripétie sans conséquence.
Pourtant, j'aime bien l'idée même de la Future Foundation: les jeunes esprits les plus brillants travaillant à trouver les solutions pour le futur. Ici, ils sont à la recherche des bouts de Molecule Man à travers le multivers. Avec ces prémisses, il est très facile de créer des histoires. Si les lecteurs sont au rendez-vous, ce qui n'a pas été le cas. Parce que autant ils râlent parce que ce sont toujours les mêmes personnages et histoires, autant un titre avec des personnages pas connus ne se vend pas.
Il faut dire que l'écriture de Whitley est étrange: elle fonctionne tout en ne fonctionnant pas réellement. Elle se base sur l'humour "MCU" et bien qu'il tire les bonnes ficelles, ça semble artificiel. Les personnages sont assez unidimensionnels, ce qui est pratique pour les caractériser mais devient très rapidement redondant comme le démontre douloureusement Bentley-13 avec sa détestation du chef et ses hormones sensibles aux personnages féminins "bad-ass".
L'histoire en elle-même utilise bien trop de facilités scénaristiques (Dragon Man en téléporteur vers la personnes dont le groupe a besoin par exemple) et se perd dans ses deux derniers numéros avec une escape room finale.
Le tandem Robson/Diaz au dessin est aussi très étrange: ça a l'air joli mais il comporte pas mal de défauts, notamment morphologiques. Mais comparé à un Firmansyah mangaïsant, je préfère.