Comme indiqué dans l’avant-propos, cette bande dessinée ne tient pas à relater l’entièreté de la vie de Gaugin, mais s’attache plutôt à la fin de la vie du peintre aux Marquise.
Et, en ce sens, c’est un portrait plutôt réussi, magnifié par un dessin fort en trait très affirmé et dont les "sales" couleurs renforcent magnifiquement le propos de ce rude personnage, monstre boiteux finissant.
Un album bien loin des vahinés alanguies pour un âpre portrait, certainement plus ressemblant que les images d’Epinal de l’imaginaire publicitaire. Et franchement, cet anarchiste, anticolonialiste et anticlérical me plait beaucoup.
Maintenant… pour ce qui est des très jeunes filles… une vision plus critique aurait peut-être été utile, et ce malgré le bien léger avertissement préliminaire
https://www.noid.ch/gauguin-loin-de-la-route/