Ce troisième tome de Geiger continue de développer l’univers partagé The Unnamed avec une efficacité redoutable. Le scénario reste assez classique dans sa construction, avec quelques surprises mais aussi certains passages plus convenus et quelques raccourcis. Malgré cela, le récit fonctionne très bien : l’histoire est claire, rythmée et surtout difficile à lâcher, avec ce côté véritable page turner qui donne envie d’enchaîner les pages.
Les personnages sont attachants et les flashbacks apportent toujours un éclairage intéressant sur le monde et ses protagonistes. Le plaisir vient aussi des connexions avec d’autres figures de cet univers, notamment Junkyard Joe, qui enrichissent progressivement cette mythologie en construction, tout en introduisant de nouvelles pièces importantes comme la mystérieuse « Femme qui brille ».
Côté dessin, Paul Pelletier assure la première partie avec sérieux : il n’atteint peut-être pas le niveau de Gary Frank, mais son travail reste solide et efficace. La seconde partie, illustrée par Gary Frank, est en revanche un véritable régal visuel et rappelle immédiatement pourquoi son style est si marquant sur la série.
Au final, si l’intrigue reste simple, elle n’est jamais simpliste. Ce tome propose avant tout un divertissement honnête et très efficace, tout en continuant de poser les bases d’un univers partagé de plus en plus intrigant.