Girl friends est un manga de type : shojo-ai. Il est signé par Milk Morinaga en cinq tomes, très connue des fans de Yuri, pour avoir œuvré des rapports entre deux protagonistes du même sexe. Prépublié dans un premier temps en 2006 au Japon par Comic High. En France, c’est Taifu comics qui a tiré le gros lot en 2011 avec ce titre fort prometteur. Il a d’ailleurs eu du succès auprès des lecteurs de yuri, à l’époque. C’est l’occasion de revenir sur cette œuvre phare de l’autrice.
Synopsis
Mariko et Akiko sont deux lycéennes, tout ce qui a de plus normal et aux caractères diamétralement opposés. Elles ne sont ni bonnes ni mauvaises en étude. Un jour, Akiko vient parler à Mariko pour lui demander quelle station de métro elle descend. C’est ainsi que débute leur relation…
Mais comment s’aimer tout en restant discrète ?
Je t’aime, je t’aime
Akiko aime Mariko. De fil en aiguille, leurs relations seront plus profondes, jusqu’à vouer leurs sentiments. Rester discrète aux yeux de ses camarades de classe semble être une épreuve des plus compliqués. Dès lors, elles se voient en cachette ou en dehors de l’établissement. Akiko est plutôt enjouée et dynamique. Tandis que Mariko est réservée. Elle n’ose pas trop s’imposer et ne veut pas d’histoire.
Cacher cette relation aux yeux de leurs parents respectifs est difficile, mais pas insurmontable. Voilà pourquoi, parfois on remarque nos protagonistes (pas forcément dans Girl Friends) aller sous prétexte de faire les devoirs dans la chambre.
C’est pour finir ce qu’elles ont commencé !
À aucune circonstance, nous ne les voyons se fâcher. Toujours solaire et le cœur battant. Dans cet établissement réservé aux filles, il n’est pas rare de voir ce genre d’histoire et de comportement affectif. Dans une relation, il faut un consentement mutuel et non à sens unique.
Le manque d’expérience de Akiko et Mariko est mignon et touchant à la fois. On suit bien le genre « school life » ; dans la vie de lycéenne : joie, peine. *
Mot de la fin
Avec cette licence, l’éditeur Taifu a tapé dans le mille, en mettant les petits plats dans les grands. Il a travaillé avec l’autrice sur un autre manga, qui n’est pas une suite : Secret girl friends, qui lui est en deux tomes. Le school life est bien retranscrite. Le design est agréable et plaisant. Aucune fausse note dans la traduction, qui se veut être la plus fidèle au titre original. Nous arrivons donc à apercevoir le savoir-faire de Taifu. Le papier mi-épais de bonne facture, pas de case qui se chevauche, c’est aéré (oui, j’en ai déjà vu hélas).
Milk Morinaga n’a pas fait que ces deux titres cités dans le paragraphe. En effet, en tant qu’auteur. Cependant, hélas, la plupart des titres restent inédits chez nous. Par exemple : If Kiss her ring finger, Study After School, Milk Shell, etc. C’est vraiment dommage que le filon ne soit pas exploité profondément.
Girl Friends est un shojo-ai dans la collection « yuri », qui vaut le détour. Une histoire certes, banale, mais le plaisir de lire est là. On se surprend de l’avoir déjà fini. Milk Morinaga et Saburouta sont les reines en la matière (pour ne pas dire discipline). Les fans hardcores vous le confirmera.
Dans ce titre, aucune violence et pas de nudité. Mais vise un public adolescent (16 ans)et ne dois pas être entre les mains des plus jeunes, car quelques scènes peuvent bien souvent être mal interprétées.
Si cela vous intéresse de voir les œuvres de la mangaka, vous pouvez aller faire un tour sur les réseaux sociaux ; où on pourra contempler son art .
Essayé c’est l’adopté !