Durant mes années au collège, je me souviens encore des vidéos de présentation de l’univers Valiant par ComiXrays, l’un de mes youtubeurs comics favoris de mon adolescence. Moi qui découvrais tout juste les comics, on m’expliquait qu’il était possible de suivre un tout nouvel univers de super-héros dès son lancement, sans être gêné par des décennies de continuité. Avec des héros plus atypiques et des propositions éloignées des canons des deux géants de l’industrie. J’avais des étoiles plein les yeux en apprenant cela.
Malheureusement, à l’époque, je ne pouvais pas m’acheter ces comics. Difficile d’expliquer à mes parents que je voulais lire Harbinger, X-O Manowar ou Quantum & Woody, alors que pour eux, comics rimait surtout avec Batman, Iron Man ou Superman. Tant pis, je me passerais de cet univers… même si, à chaque vidéo d’un youtubeur parlant de Valiant ou de l’une de ses histoires, je fantasmais à l’idée de pouvoir enfin les lire.
Aujourd’hui, adulte, j’ai enfin pu m’offrir — et à bon prix — l’intégrale Harbinger dont je rêvais tant. Enfin, j’allais pouvoir découvrir l’un des récits que j’attendais depuis plus de dix ans. Entre-temps, j’ai façonné ma culture comics ; j’ai lu et dévoré de la bande dessinée de tous genres, époques et médiums.
Et lorsque j’ai lu Harbinger… ce fut la douche froide. Glaciale, même.
Rien ne m’a plu, rien ne m’a intéressé. Je me suis ennuyé, au point que la lecture est devenue plus pénible qu’agréable. Ni l’histoire, ni les personnages, ni les enjeux ne sont parvenus à m’accrocher. Ai-je trop idéalisé l’œuvre ? Mes goûts ont-ils évolué ? Ou bien est-ce le format intégrale qui m’a rebuté ?
Je ne sais pas. Mais je n’ai pas réussi à percevoir les qualités que tant de lecteurs lui attribuent. Pire encore, je ne comprends pas pourquoi ce comics est autant acclamé. Les arguments avancés me semblent insuffisants. Et cela me frustre terriblement de ne pas avoir aimé ce titre.
Je vais le laisser traîner dans ma bibliothèque, en espérant qu’un jour je le relirai et que j’en comprendrai enfin les qualités. Ou peut-être que cela confortera mon avis : celui d’un comics moyen, sans plus… qui sait.