Un comics qui ne va pas au bout de ce qu'il veut dire. Mais est-ce que l'auteur avait une idée réellement précise de ce qu'il voulait raconter ?
Une histoire de gouvernante ? Bah non. Une histoire d'orphenine ? Bah pas vraiment non plus. Une histoire d'un homme qui a tout sacrifié ? Pas vraiment... Il y a tout ça mais la somme fait bizarrement moins que ses éléments.
Ok, la gouvernante sait mais elle participe en rien à l'aventure. Ok, Helen est clairement profondément affectée par sa vie jusqu'ici mais ça reste en surface. Grand-Papa a fait des sacrifices mais dans quel but ? En fait on n'en sait pas plus sur les personnages à la fin de l'histoire. Ils ont évolué mais on ne les connait toujours pas.
Les passages "maintenant" sont étranges aussi. Clairement King veut dire quelque chose mais quoi ? L'enquêteur gay qui meurt (?), le collectionneur de comics, la vente aux enchères... Hein ? Je veux bien du sous-texte mais là, on n'est pas aidé !
Reste le dessin.
Beaucoup de trop "tell, doesn't show" mais malgré ça, c'est splendide. Tout le temps. Chaque case. Deux personnages bavardant de nuit sur un lit ou un monstre géant surgissant ? Les deux extrêmes sont traités avec la même minutie, le même respect, la même attention. Bilquis Evely (excellement colorisée par Matheus Lopes) rend tout intéressant, beau, mystérieux, dans le ton.