J'ai découvert Joey Glüten par un copain. Je m'étais prêt à le trouver un peu relou à me faire écouter, deux, puis trois, puis quatre chansons sur une terrasse, comme je trouvais relou ceux qui nous partageaient en une soirée toutes leurs trouvailles de vidéos marrantes sur YouTube ou Dailymotion.
J'ai plus arrêté d'écouter les albums en boucle pendant quatre mois. Je les ai poncés jusqu'à connaître par coeur les chansons que je bassinais avec mes potes dans nos soirées Karafun, puis j'ai acheté son merch.
Il avait prévenu dans Motivé qu'il touchait sa bille, et il n'a pas menti. À part sur les deux ou trois cases où il a dû avoir la flemme de peaufiner son décor de ville, le trait est beau, clair. On s'attache rapidement à Laïka et on suit avec plaisir son cheminement, même quand l'histoire joue avec le grand guignol.
Merci pour l'hymne à la liberté, à la quête de sens dans laquelle il nous arrive de nous perdre. Quel pied de pouvoir gueuler à plein poumons sa rage et son désespoir d'un côté et, dans un même souffle, savourer la vie.