Là où Kick Ass premier du nom apportait quelques éléments de fun (mais révolutionnait beaucoup moins le genre qu'on a voulu le faire croire), Hit-Girl tient exclusivement de l'exploitation de licence et de la volonté de garder le buzz autour des "normal life heroes".
Millar est chez lui chez Icon et fait donc ce qu'il fait le plus facilement : du no brainer facile saupoudré de références geek lourdingues. Tout est prétexte au plaisir coupablement pas si jouissif de faire massacrer des dizaines de mafieux à une Hit-Girl agaçante de je-sais-toutïsme en entrecoupant l'action de scènes mièvres de teen movie de seconde zone. Du remplissage, un prologue façon prequel à Kick-Ass 2 n'étant franchement pas indispensable.
Heureusement, Romita Jr. est particulièrement bien encré et les planches se lisent avec plaisir (ne serait-ce que parce qu'elle nous rappelle que le fils de son père a été un bon) même si le tout manque un peu de mouvement.