Constantine va mourir. Le postulat de ce volume est limpide dès ses premières cases. Le nonchalant magicien est victime d'un cancer aux poumons, probablement dû à son goût prononcé pour le tabac, mais aussi par son infection par le sang d'un démon dans les chapitres précédents. On suit alors toujours les déambulations de John, à la recherche d'une solution. Celles-ci se font avec une palette graphique tendant vers la monochromie, où les couleurs assez vives des tomes précédents laissent place à une paleur cadavérique, de bon ton dans cette thématique du "Walking Dead". Constantine devient vraiment narrateur de cette épreuve, laissant voir ses regrets, ses déceptions, ses haines, mais aussi son affection pour ses proches. Deux personnages vont être bien développés dans ce tome, à savoir Matt, un vieillard en soin palliatif que John rencontre lors de son diagnostic et avec qui il va nouer une amitié sincère, et Kit, ex-compagne de Brendan, un ami de John, avec qui il partagera ses derniers instants, tout en piégeant un démon au passage. Piège qui se répétera plus tard, inscrivant ainsi le caractère malicieux profondément dans l'ADN du personnage.