Cette oeuvre conclut le passage de Geoff Johns sur la série JSA après avoir pris les rênes de la série au cours du premier volume et l'avoir emmené à des sommets avec le précédent volume. Ici Geoff Johns prend du recul sur la partie scénaristique de JSA. En effet, celui-ci co-signe la plupart des numéros qu'il signe, ce qui montre malheureusement un désengagement de Johns pour se consacrer à d'autres projets.
Ce qui fait qu'au final les personnages seront moins travaillés qu'auparavant, l'ajout du couple liberty bell/ hourman par exemple n'a pas été développé, l'ajout de (trop) nombreux personnages ne permettant pas de se consacrer au développement de personnages et de leurs relations.
On pourrait penser que cela se fasse au profit d'une action plus intense, et bien non cela n'est pas plus le cas. Le récit n'est pas plus épique que cela.
Les deux seuls arcs notables de ce tome restent ceux consacrés à Kingdom Come et Black Adam/Isis (en tout cela doit représenter une douzaines de numéros).
Le premier développe une cassure au sein de l'équipe et met en avant la réflexion faite au sein de Kingdom Come (seul avantage que je retire de la lecture de ce livre), ce n'est pour autant pas très développé malgré un temps long de l'action.
Le second est assez condensé, et au final prend tout de même le temps de travailler des relations intéressantes (Al Pratt/Black Adam, Black Adam/Isis, Al Pratt/Stargirl/Captain Marvel).
Enfin ce livre fait référence également aux événements de infinite crisis ainsi que new 52.
La touche rafraîchissante de ce tome restera l'apparition de Starman au sein de la JSA, ce personnage schyzophrénique étant là pour apporter une pointe d'humour au récit et de dédramatiser certaines situations.
Au final ce dernier tome aura été réalisé par un Geoff Johns qui aura trop distillé de son investissement dans d'autres projets, ce qui fait que cette équipe (JSA) elle aussi s'attelle à différents projets pour correspondre à un agenda éditorial de DC sans pour autant prendre le temps de vivre sa vie. Or c'était cela qui faisait l'attrait de cette série lorsque elle et son auteur n'étaient pas sous les feux de la rampe.