Si le dessin est parfois assez joli (quoique brouillon aussi, malgré un goût immodéré pour les fresques grandioses et les coloris baroques), l'histoire me semble assez plate et survolée. Plusieurs axes de subversion pourtant : 1) se mettre à la place de Judas, le traître déterminé et, in fine, trahi 2) se mettre sous la coupe de Lucifer l'ange déchu et ses parias acariâtres. Sauf que, malgré quelques vagues bribes d'exégèse (Abraham comme manière pour Dieu de tester son propre amour filial), le tout se replie dans un messianisme salvateur, fût-il malaxé par une certaine noirceur de façade.