Après les conseils en animé de mes fils -ici et là si ça t'intéresse-, cette fois je me suis tournée vers ma fille qui m'a tout de suite mis les deux premiers tomes de *Jujutsu Kaisen* entre les mains en me disant « vu que tu aimes bien les trucs un peu bourrins, ça devrait te plaire ». Je ne sais toujours pas si je dois me sentir flattée qu'elle me connaisse aussi bien, ou insultée d'être indirectement traitée de psychopathe par mon propre sang...
L'histoire est somme toute assez classique. Des lycéens d'un club de spiritisme trouvent une relique bien dégueu enveloppée de bandelettes qu'ils décident de retirer -oui les ados sont un peu couillons parfois- pour découvrir un doigt, ce qui fait apparaître des fléaux -des monstres bien crades- attirés par la puissance de la relique. N'écoutant que son courage -ou son inconscience-, notre héros Yuji fonce dans le tas pour sauver ses amis. Au cours de la bagarre, il ingurgite le doigt et est alors possédé par l'esprit de Sukuna, un puissant fléau. Au lieu de mourir instantanément, Yuji réussit à retrouver le contrôle de son corps et est alors admis dans une école d'exorcisme à Tokyo.
Le style est très dynamique et ce premier tome démarre sur les chapeaux de roue -oui j'aime les expressions désuètes- on ne s'ennuie pas un seul instant. Les personnages sont attachants et chacun à droit à sa petite page de présentation par l'auteur. Yuji,la forte tête qui possède de base une force hors du commun, Megumi l'élève de seconde un brin méprisant et Nobara la petite campagnarde qui vient en ville casser du fléau vont former un trio sympathique qui ne manque pas de nous faire rire à de nombreuses occasions. Le tout sous la houlette de Gojô Satoru -mon coup de cœur-, leur mystérieux professeur bien badass. Le coup de crayon est surprenant et nous offre un bestiaire assez fou, malheureusement pas assez exploité à mon goût. J'aurais aimé plus de des grandes illustrations des fléaux.

L'auteur nous fait également découvrir quelques anecdotes sur la culture nippone. Ainsi, dans ce premier tome, il nous parle des kikufuku -une pâtisserie typique de la ville de Sendai- au beau milieu d'un combat avec un fléau. Tout est normal.


Premier manga de Gege Akutami, ce tome 1 est une réussite et me donne envie de lire la suite très rapidement. 
CulturoVoraces
7
Écrit par

Créée

le 17 févr. 2022

Critique lue 238 fois

Jujutsu Kaisen

Jujutsu Kaisen

1

Janenba

le 27 mars 2023

Suivre

C'est pour ca que j'avais arrêté les mangas

Aucune originalité dans les traits ou les combats/pouvoirsLes personnages que l'on dope de passé ultra violent mais qui n'affecte pas leur personnalité ou leurs choix, c'est juste là pour faire...

Jujutsu Kaisen

Jujutsu Kaisen

8

AlemMoorish

le 29 juil. 2021

Suivre
Dernière modification

le 25 janv. 2026

Quand l’excès d’explication met en lumière les fissures d'un système imparfait

Il est difficile de nier l’impact de Jujutsu Kaisen sur le paysage du shōnen contemporain. En quelques années, l’œuvre de Gege Akutami s’est imposée comme l’un des mangas les plus violents, audacieux...

Jujutsu Kaisen

Jujutsu Kaisen

8

Algernon89

le 13 mars 2024

Suivre

Extension du territoire sur sens critique

Je vais pas forcément faire une longue critique parce que je n'ai pas envie de trop en dire mais vu que ça faisait un petit moment que je n'avais pas accroché à un manga et que je n'avais pas écris...

Je suis une fille sans histoire

Je suis une fille sans histoire

6

CulturoVoraces

le 5 août 2021

Suivre

Intéressant mais si lèger que les propos demeurent superficiels

Malgré mon penchant certain pour le lâcher de détails sur ma vie perso dans mes critiques, je ne crois pas un jour avoir précisé que plus jeune, j’avais commencé des études de Lettres modernes. Que...

Pensées pour moi-même

Pensées pour moi-même

9

CulturoVoraces

le 26 janv. 2021

Suivre

Accessible et porteur de sens...

Depuis que j'officie sur cet espace, j'ai très peu eu l'occasion d'aborder le sujet de la philosophie... Pourtant, c'est une discipline importante pour moi. Déjà, j'ai eu la chance de la découvrir...

La Crue

La Crue

9

CulturoVoraces

le 24 mars 2022

Suivre

Du grand divertissement dans une sublime édition

Crois-tu au destin ami-lecteur ? Ici je n’évoque pas quelques rêveries romantiques à la Harlequin, et encore moins une fatalité mythologique telle celle murmurée par les tragédies grecques. Non,...