Cyril Bonin nous propose une œuvre pleine de maitrise.
Maitrise graphique dans le "style cubiste" qu'il développe depuis de nombreuses années. A ce titre, les Dames de Kimoto font quasiment office d'exception tant ses traits sont reconnaissables parmi tous.
Karl bénéficie donc de couleurs et décors sublimes.
Maitrise narrative surtout car les lectrices.eurs se trouveront porté.e.s par une histoire réussie - très sensuelle - dans laquelle sont entrelacées :
- les réflexions d'ordre légales et bio-éthiques,
- les émotions strictement humaines... ou pas.
A l'arrivée, on pourra regretter que l'histoire ne creuse pas plus les ressentis de la protagoniste, l'androïde se taillant la part du lion.
Regret aussi sur la longueur de la bande dessinée, trop courte, ce qui atténue l'immersion dans ce qui aurait pu devenir un chef d'œuvre qui ne verra hélas pas le jour.
Ce qui prouve somme toute la qualité de Karl, quoiqu'il en soit.