Je m’attendais à un tome plus flamboyant, une montée plus prenante aux tripes pour ce final.
D’abord, on repart sur le passé de la mère, ce qui prend pas mal de temps pour combler des trous que je n’avais pas aperçu – toute l’histoire de Nagi, bon, ben ça n’apporte pas grand-chose à ce qu’on sait déjà…
Arrive la partie à laquelle je m’attendais depuis le début : mais pourquoi ne s’accepte-t-elle pas comme elle est ? C’est méga limité de dire que le monde tourne autour de la beauté ! Ok, les jeunes qui réussissent à Hollywood sont plutôt badass mais y’a quand même des gueules cassés qui ont du charisme, des Sean Penn, Buscemi, Danny Trejo, Vincent Schiavelli ou Christopher Walken, Rossy de Palma, Alice Saprich, Sandra Bernhard…
Bref, voici venu le temps des rires et des chants, de l’acceptation de soi…
Sauf que non.
Sans la beauté, le talent semble disparaître…
Ce final qui paraissait monter crescendo s’embourbe dans une acceptation de choix qui ne fonctionne pas mais si mais non mais attendez mais en fait peut-être ou alors un peu juste la troisième fois…
C’est pas éblouissant, comme morale.
Pas plus que le final que je n’avais pas vu venir, intéressant, original le retour de ce personnage vengeur… mais là aussi, flou.
Qu’est-ce qui s’est-il réellement passé ?
Quelle est la conclusion ? Que celle qui a tout perdu perd encore plus ? Que la méchante finit tranquille ?
Une œuvre intéressante dans l’ensemble qui semble cependant parfois, souvent, échapper à son créateur.