Un troisième tome qui semble débuter dans le grand bonheur : Bonaparte retrouve son nécessaire de toilette et La Torpille fait bonne impression auprès du futur Empereur des français. Tout est beau jusqu'à l'arrivée de Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, le Deuxième Consul.
Ce personnage joue et jouera un rôle important dans l'œuvre politique de Bonaparte et de l'Empire, étant donné qu'il sera nommé archichancelier de l'Empire. Mais sur cet important personnage planait des soupçons d'homosexualité.
Les premières pages de ce tome peuvent donner une impression d'indépendance. L'affaire précédente apparemment accomplie, La Torpille est chargée par Bonaparte de retrouver des lettres compromettantes du Deuxième Consul qui ont été dérobées. Autrement dit, une nouvelle intrigue. L'intrigue primaire des deux premiers tomes devient secondaire, mais ne tombe dans l'oubli pour autant.
En effet, l'histoire autour de ces deux masques revient à la charge. Les Masques portent un symbole fort en incarnant l'Ombre et la Lumière. Ils symbolisent donc, d'une certaine manière, la destinée des Hommes.
Pour ma part, les auteurs apportent une parole de l'idéologie propre à Napoléon Bonaparte au sujet de l'homosexualité et qui oscille entre le silence du Code civil de 1804 et les réflexions intolérantes propres au personnage. Il est également agréable de constater que les artistes mêlent à merveille deux intrigues.
Évidemment, je ne peux que vous recommander cette saga !